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Quoi de neuf pour mes finances ?

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Avec le projet de réforme du système bancaire français, les feux des projecteurs se tournent de nouveau vers les banques et certaines de leurs pratiques. Chez Edubanque.com, nous avons souhaité vous fournir plusieurs éclairages sur le trading algorithmique et sur le trading haute fréquence (voir le jargon du trader (5) à paraître prochainement). 

Je m'apprête ici à réduire un mythe en miette : non le trading ce n'est pas qu'un trader assis derrière une montagne d'écrans et qui scrute le marché d'un air de connaisseur avec deux téléphones sur chaque oreille.

Le trading aujourd'hui c'est d'abord une armée d'informaticiens et de consultants qui mettent au point des outils de plus en plus sophistiqués et de plus en plus rapides. Fin d'un mythe !

Retour aux sources

Au moyen âge du trading, il y avait un trader, un téléphone, un ou plusieurs écrans d'information donnant les dernières cotations du marché et un broker ou une banque (contrepartie).

Le trader suivait le marché sur son écran et passait un ordre à son broker par téléphone ou à sa banque contrepartie dès qu'il "sentait" le bon coup. Il créait alors un ticket papier ou les caractéristiques de l'ordre étaient indiquées.

Le broker prenait l'ordre du trader par téléphone, et confirmait le nom du produit, la quantité, le prix et confirmait la vente ("mine") ou l'achat ("yours").

Techniquement, la conversation téléphonique était enregistrée et le ticket horodaté avec un horodateur. Le ticket était ensuite transmis physiquement au back-office pour traitement comptable de l'ordre.

C'était il n'y a pas si longtemps à vrai dire... Et aujourd'hui ?

Du trading à la voix au trading algorithmique

Le processus de trading que je viens de vous décrire s'appelle "trading à la voix" parce que l'ensemble de l'opération se fait "à la voix" (hé oui, nous sommes un peu basiques d'instinct dans les banques). Il représente aujourd'hui moins de 20% du trading en France et a tendance à disparaître.

Avec la révolution informatique est arrivé le trading électronique au milieu des années 1990 qui a permis d'automatiser une partie de la chaîne de trading. Le trader passait alors ses ordres via un écran de saisie qui transférait automatiquement l'ordre vers la banque contrepartie (les brokers s'y sont mis un peu plus tard).

Le trading automatisé était né et il n'y avait qu'un pas à franchir vers un modèle entièrement informatisé.

Vers une meilleure efficience pour l'investisseur

Je ne saurai dire qui du régulateur ou du trader a lancé les hostilités (pas plus je saurai dire si l'oeuf est venu avant la poule). Le régulateur souhaitant avoir une traçabilité toujours plus grande des ordres, les systèmes ont dû s'automatiser afin d'être en mesure de restituer toutes les informations lors d'un éventuel contrôle.

Le trading s'est donc rapidement automatisé fin des années 1990 et dans la plupart des grandes places financières, l'ensemble des ordres étaient passés de manière électronique sur les marchés.

Les ordres de bourse sont alors devenus des stratégies. Le trading algorithmique est alors né.

Trading Algorithmique ou comment être invisible sur un marché

Le trading algorithmique peut avoir plusieurs objectifs pour un trader :

  1. passer sur les marchés une vente ou un achat d'un gros volume sans que les cours ne décalent augmentant le coût pour le client.
  2. rechercher le meilleur prix au meilleur moment.
  3. rechercher le meilleur prix à un instant donné.

Le trader définit donc une stratégie avant de passer son ordre, indique son souhait à son logiciel de trading (aussi appelé "gameboy" en salle des marchés) puis valide l'ordre.

L'algorithme ainsi sollicité rentre en action et exécute la demande du trader sans autre intervention humaine. Dès que les conditions sont remplies, l'algorithme envoie un ou plusieurs ordres sur un système de routage appelé "Order Management System" ou OMS dans notre jargon. Celui-ci distribue alors le ou les ordres vers les marchés concernés.

Quelques exemples d'algorithmes

Afin de vous familiariser, chers lecteurs, avec le trading algorithmique, voici quelques ordres parmis les plus communément utilisés aujourd'hui :

Trading Algorithmique
Type d'ordre Fonctionnement
"Iceberg" Un ordre "Icerberg" fait partie des stratégies d'exécution d'ordres en direct sur les marchés. Il est bien nommé puisqu'il permet de passer un ordre sur une grosse quantité qui ne sera visible qu'en partie par le marché. Le trader spécifie dans l'ordre la quantité d'actions qu'il souhaite voir appaître sur le marché, et l'algorithme "écoule" progressivement les quantités demandées sur le marché en saisissant successivement plusieurs ordres.
"Pegged" Les ordres liés sont particulièrement utilisés actuellement et pas seulement sur les marchés actions. Un ordre lié ou "pegged order" est un ordre auquel on lie un indice de référence. Si le prix de l'indice évolue à la hausse, le prix de l'ordre évolue dans le même sens, idem si l'indice baisse.
"VWAP" Les ordres VWAP pour "Volume Weighted Avarage Price" sont des ordres qui vont minimiser la marge d'erreur tout en maximisant la performance de l'ordre par rapport au volume moyen traité sur le marché.

Marianne IIZUKA

Co-fondatrice du site Edubanque.com

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