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Quoi de neuf pour mes finances ?

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Retour à l’école
 

L’actualité économique et financière relève aujourd’hui du vocabulaire d’une classe de CM2. 

Je lis dans la presse que les mauvais élèves seront sanctionnés (les vilains, ils l’ont bien mérité !), que leur note va être revue à la baisse (s’ils veulent conserver un 20/20, il ne va pas falloir travailler plus mais virer des professeurs pour faire des économies), que les fraudes ne seront plus acceptées en classe et les contrevenants punis voire exclus (ah bon, elles l’étaient auparavant !).

Ne voyez surtout pas dans ces termes simplistes une opération de pédagogie à l’adresse des peuples qui ne comprennent pas grand-chose à cette nouvelle crise. Non, ce n’est pas pour éduquer les manants que nous sommes et qui ne comprennent rien à la haute finance que les médias parlent tous d’une même voix. 

Les agences de notations : nouveaux ordonnateurs de l’ordre mondial 
 

Les agences de notation nous ont donc rappelé que nous ne sommes, pauvres ères, que des pièces dans l’échiquier mondial. Leur indépendance et leur stature internationale (elles sont toutes sur le sol américain, du moins les plus grandes – sic), leurs permettent de nous qualifier en tant que nation, de nous noter en tant que participants à l’économie mondiale et de nous sanctionner si nous ne jouons pas le jeu.

L’Europe se met donc à genoux aujourd’hui et prie ces mêmes agences de les considérer comme de bons élèves. 

Sommes-nous prêts pour ce combat dégradant pour nos économies et nos nations ? Considérons-nous que nous sommes si décadents et incapables que nous devons courber l’échine en faisant allégeance aux dictats qui nous sont imposés ? N’y a-t-il pas d’autres solutions ?

Alternatives
 

Nos gouvernements ont le choix, contrairement à ce que nous pouvons lire chaque jour. Réduire les déficits sera un passage obligé, mais pas nécessairement au détriment de la croissance. En effet, sans elle, il n’y a pas de réduction des déficits possibles à moyen et long terme. 

Il faut réutiliser une partie des réductions de déficits pour alléger les charges qui pèsent sur les entreprises et permettre l’investissement donc la croissance. 

Par ailleurs, au lieu de faire payer la facture de la dette européenne aux banques, il faut plutôt les soutenir et les encourager à prêter aux entreprises et aux particuliers. En cette fin d’année, trois banques sur quatre avec lesquelles nous travaillons refusent de faire des crédits immobiliers, ou alors avec des taux extrêmement élevés, signe que les fonds propres des banques sont malmenés. 

Enfin, pourquoi avoir abandonné les Eurobonds ? Certes, il y a des difficultés techniques à les mettre en place. Mais leur création permettrait aux marchés d’avoir des titres garantis par l’ensemble des pays de la zone euro. De plus, les Eurobonds permettraient à l’Europe d’offrir aux investisseurs une véritable alternative aux bons du trésor américain…

 

Par Marianne IIZUKA, co-fondatrice d'Edubanque.com

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