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Quoi de neuf pour mes finances ?

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Comme chaque année au printemps depuis 5 ans, les FCPI/FIP « ISF »  vont faire leur apparition sur les « étales financières » proposés aux clients. 

Disons-le, les avantages fiscaux rattachés à ces fonds sont souvent une motivation importante pour les clients, c’est évidemment réducteur. En effet, il faut appréhender ces produits comme une classe d’actif pertinente qui, en plus, bénéficie d’un cadre fiscal attractif à considérer donc comme un bonus de rentabilité compensant le risque inhérent à tout investissement.

Il est vrai que parfois l’on peut constater que la fiscalité prend le pas sur la gestion… sur le moment, c’est séduisant, mais au bout de plusieurs années (au moins 5 ans), le gain fiscal a dans ce cas généralement disparu depuis longtemps. C’est donc la classe d’actif et les convictions de ceux qui vont la traiter qu’il importe d’observer. Voici quelques réflexions sur ce sujet.

Le non coté est le fondement du capital investissement, une classe d’actif bien plus large que le « coté »

Les actifs non cotés n’échappent pas aux interrogations naturelles des investisseurs, comme toute classe d’actif actuellement. Cela étant, ils offrent des perspectives intéressantes avec une volatilité bien différente de celles des actions cotées, dont l’irrationalité est parfois surprenante compte tenu de la circulation permanente de rumeurs et autres désinformations.

De plus, l’univers non coté est bien plus large que l’univers coté en bourse, grosso modo 150.000 PME non cotées potentiellement intéressante pour les FCPI/FIP versus, une centaine coté en bourse : pas de débat. 

Des secteurs porteurs, véritable actif de notre pays

Il est actuellement souvent de coutume de railler « un peu » notre économie, en considérant que « l’herbe est plus verte ailleurs » notamment germanique ! C’est probablement le cas dans certains secteurs, pas d’angélisme, tout est perfectible. Cela étant la France dispose objectivement de très forts atouts au niveau de son tissu de PME, soit historique, soit en développement. Au-delà de la crise, le business continue et il y a des positions à prendre. Les fonds de capital investissement le permettent aux investisseurs privés en détectant les pme qu’ils considèrent comme les « pépites » de demain.

Citons, par exemple, les PME des secteurs de l’art de vivre et du luxe, porteuses de caractéristiques qui leur confèrent une valeur incomparable : histoire, respect des traditions, savoir-faire rare, sens de la qualité, nom de marque reconnu, etc. 

Bref, elles sont plutôt bien « protégées » par des barrières à l'entrée. Simultanément, la consommation des pays émergents, l'accès considérable de nouveaux consommateurs sur ce thème associé à la disparition de certaines frontières, notamment grâce au numérique, leur offrent d'immenses espaces de développement. L’appétit des fonds étrangers, chinois notamment, sur ce secteur en apporte la preuve chaque jour….

Autre exemple : la filière bois, secteur en fort développement qui emploie aujourd’hui presque deux fois plus de salariés que l’automobile. Elle constitue probablement une des vraies sources de croissance de demain pour une raison simple : la matière première (les forêts) disponible sur notre territoire, source d’énergie pour le moins renouvelable et non délocalisable… Cette filière, qui va de l’exploitation à la transformation, englobe de très nombreuses PME de secteurs variés : ameublement, chauffage, bois énergie, ossature bois, ouvrage, technologie scierie, chimie … 

Idem dans les secteurs de l’e-commerce, des technologies stratégiques, comme la sécurité informatique ou les technologies marines. Arrêtons la liste… il y a véritablement beaucoup de secteurs de croissance où investir en France.

Un contexte économique paradoxalement intéressant

La période que nous vivons peut être vécue, bien sûr, difficilement mais aussi avec une approche positive, car c’est dans ces périodes que les cartes économiques sont rebattues et que des opportunités émergent plus vite. Ce contexte incite les acteurs économiques à faire preuve d’imagination et explorer de nouvelles voies. Comme la concurrence ne peut se vaincre que par la différence, c’est justement dans ces périodes que les « outsiders » d’hier deviennent les leaders ou en tout cas s’en approchent, ils sont souvent plus motivés, encore faut il les financer. 

Les FCPI/FIP constituent un apport significatif au financement des PME en France, qui plus est dans une période propice au « crédit crunch ». Au-delà de la démarche que l’on pourrait qualifier de citoyenne en cette période où le redéploiement économique est à la une, les PME qui seront « soutenues » dans leurs développements par les fonds de capital investissement seront, à n’en pas douter, des acteurs significatifs d’ici 5 ans. Cela étant, tout le monde ne gagnera pas … le risque existe toujours et il faut le garder à l’esprit, ce type de placement devant rester minoritaire dans une allocation d’actif financier. Au final il appartiendra aux gérants de diversifier leurs investissements, d’avoir du flair … et un peu de chance comme toujours dans la vie des affaires !

 

Par Eric GAILLAT, Président de CALAO Finance (société de gestion FCPR/FCPI/FIP)

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