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Quoi de neuf pour mes finances ?

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Patrick Burel, Entrepreneur VentureQui peut créer les emplois dont la France a besoin ?

La réponse est connue et fait partie des discours des politiques de droite comme de gauche depuis longtemps. Ce sont les TPE/PME/PMI, avec leur stratégie de niche, qui, si certaines conditions sont remplies, peuvent créer des emplois en grand nombre sur l’ensemble de l’hexagone.

Deux questions se posent alors :

La 1ère est la question du financement :

Contrairement à l’Angleterre et à l’Allemagne, 92% des financements des TPE/PME/PMI françaises sont bancaires. Or, du fait de Bale III, le « crédit crunch » est une réalité, sauf pour les champions régionaux et les filiales de grands groupes.

La source principale de financement privé est l’ISF PME.

Des centaines de milliers de particuliers peuvent investir directement ou indirectement dans nos TPE/PME/PMI en contrepartie d’un avantage fiscal qui couvre partiellement le risque pris et le blocage de leur épargne pendant une durée longue (supérieure à 6 ans), à un moment où  peu d’acteurs économiques s’engagent sur le long terme !

Le maintien de ce dispositif est donc vital. Cette mesure maintiendra les incitations nécessaires pour orienter une part de l’épargne privée dans le financement des TPE/PME/PMI. Les montants en jeu sont très significatifs : 800 millions à 1 milliard d’euros étant investis par an dans les TPE/PME/PMI pour un coût fiscal très faible - ce coût étant récupéré par la collectivité sous forme de taxes, de charges sociales et d’impôts dans l’année.

Pour illustrer l’importance que ce gouvernement montre au financement des TPE/PME/PMI, il devrait prendre trois décisions dans le cadre du PLF 2013 :

1.     Sécuriser l’investissement des particuliers dans le capital des TPE/PME/PMI, en le sortant de l’enveloppe des réductions d’impôt ISF & IRPP.

2.     Augmenter le taux au titre de l’IRPP pour relancer la collecte et laisser inchangé le taux au titre de l’ISF.

3.     Augmenter le montant maximum de réduction possible dans les FIP & les FCPI au titre de l’ISF de 18.000€ à 45.000€.

Certains objecteront que la nouvelle Banque Publique d’Investissement (BPI) y pourvoira. Nous leur répondons que le financement sans un vrai accompagnement peut aboutir à un gaspillage avec peu de résultat pour ces entreprises dans lesquelles le patron ou la patronne est souvent « PDG chauffeur livreur ». Le rôle des financiers  de ces TPE/PME/PMI est, en sus du financement, de les accompagner dans leur développement.  Arroser le désert cela n’a, semble-t-il, jamais permis de faire pousser de l’herbe durablement !

Par ailleurs, l’objectif poursuivi avec la BPI n’est pas de réduire l’offre de financement, mais au contraire de l’augmenterà un moment où le financement bancaire fait défaut. C’est en associant aux acteurs privés déjà sur le terrain une banque publique qui complétera les dispositifs existants que sera créé le « vrai grand choc de financement » nécessaire. Voici la 1ère étape indispensable qui permettra à ces TPE / PME/PMI de créer les nombreux emplois dont notre pays a besoin.

 

La 2ème question est celle de l’accompagnement de ces TPE/PME/PMI :

L’accompagnement constitue la 2e jambe du développement économique des territoires. Les chiffres connus montrent qu’une TPE/PME/PMI accompagnée voit son risque de faillite passer de 50% à 18% dans les cinq premières années. C’est pourquoi,  toutes les créatrices et les créateurs d’entreprises  vous le confirmeront,  leur succès est souvent lié à l’expérience de personnes qui les ont accompagnés.

Cet accompagnement est aussi important que le financement. Nous le constatons quotidiennement à travers les dizaines de TPE/PME/PMI que nous finançons : celles qui réussissent sont celles où les dirigeants  sont ouverts aux avis extérieurs. L’investisseur devient un véritable partenaire et le dirigeant comprend facilement qu’il n’est plus tout seul pour porter les décisions qui vont faire le devenir de l’entreprise.

 

Le discours du Président de la République à Chalons en Champagne a montré une volonté de prendre des décisions rapidement pour faire face à la situation.

Celui du Premier Ministre à l’Université d’été du Medef appelait à un pacte avec les entrepreneurs.

En tant qu’acteur français du financement en capital des TPE/PME/PMI, nous espérons  que les mesures évoquées ci-dessus seront mises en place rapidement pour pouvoir répondre présent en participant, avec toutes les bonnes volontés,  à cet effort national.

 

Patrick BUREL

Directeur d’Entrepreneur Venture

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