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Communiqué de la banque Sarasin

La crise de l’euro qui dure maintenant depuis deux ans est une crise d’identité qui menace la position de l’Europe sur l’échiquier politique mondial au 21e siècle. Dans l’édition actuelle de la lettre d’information "Perspectives", Burkhard P. Varnholt, Chief Investment Officer de la Banque Sarasin & Cie SA passe en revue l’évolution historique et économique de l’Europe et tire les conséquences de la crise de l’euro aussi bien pour l’économie que pour les investisseurs.

La transformation de l’association d’Etats souverains en un Etat fédéral libéral fondé sur la suprématie du droit constitue à son avis la seule solution pour l’Europe dans une perspective à moyen terme. Cette mutation ne sera possible que si l’Union monétaire est sauvegardée et si les pays traditionnellement excédentaires acceptent des déficits.

Alors que l’objectif prioritaire initial de l’Union économique et monétaire européenne était la promotion de la paix et la reconstruction, ces thèmes ne sont plus d’actualité pour la plupart des Européens. De nouveaux défis se posent aujourd’hui : soit l’Europe décide de s’engager sur une intégration politique nettement plus forte qui transformera l’actuelle association d’Etats souverains en un Etat fédéral, soit elle sera confrontée à une évolution qui pourrait lui faire perdre sa signification géopolitique. Dans ce cas, l’accès à des ressources essentielles comme l’énergie, l’alimentation et l’eau deviendrait plus difficile ; simultanément, les coûts de financement et du capital augmenteraient sensiblement. Face à cette éventualité, l’Europe doit prendre des mesures décisives ces 12 prochains mois.

Mieux accepter les déficits

L’opinion largement répandue selon laquelle les Etats déficitaires méditerranéens "irresponsables" doivent se soumettre à une cure d’austérité drastique est fausse. En effet, leur situation économique fragile résulte non seulement de l’augmentation de la dette publique, mais aussi de la progression de l’endettement privé. En outre, une récession est inévitable si tous les pays de la zone euro mettent en œuvre une politique d’austérité en même temps. Dans les pays déficitaires, une telle politique ne peut être efficace que si elle est amortie par la disposition des pays traditionnellement excédentaires à accepter les déficits.

Burkhard P. Varnholt, Chief Investment Officer de la Banque Sarasin & Cie SA

"Contrairement à une fausse opinion largement répandue, le destin économique des créanciers est étroitement lié à celui des débiteurs. Si je prête un million d’euros à quelqu’un et que mon débiteur fait faillite, son problème devient le mien. Les destinées des pays européens déficitaires et des nations excédentaires constituent donc les deux revers d’une même médaille."

L’Union monétaire doit survivre

Il est indispensable de sauvegarder l’Union monétaire pour que les politiciens européens puissent fixer les repères nécessaires sur le long terme. Or, le problème de l’Union monétaire européenne réside justement dans le fait que les 17 pays membres ne peuvent plus se tourner vers une banque centrale nationale susceptible de garantir la stabilité monétaire. C’est pour cette raison qu’un pays comme l’Espagne, dont la dette publique et le déficit sont inférieurs à ceux de l’Angleterre, doit payer des intérêts nettement plus élevés que cette dernière. L’explication est simple: l’Angleterre a sa propre banque centrale et pas l’Espagne.

Conséquences à long terme pour les investisseurs

Des moments difficiles devront encore être surmontés sur la voie vers un Etat fédéral européen. A long terme, il en découlera trois conséquences pour les investisseurs : premièrement, une classe politique très nerveuse sera l’une des rares «quasi-certitudes» sur lesquelles les investisseurs pourront compter ces prochaines années. Les taux d’intérêt "sans risque" dans la zone euro devraient donc rester proches de zéro plus longtemps que les investisseurs en quête de rendement ne le souhaiteraient. Deuxièmement, l’écart de valorisation entre les actions et les emprunts d’Etat va disparaître graduellement – et déclencher au cours des douze prochains mois déjà une robuste reprise sur les marchés boursiers. Troisièmement, la gestion de fortune durable jouera un rôle croissant dans les performances corrigées du risque, que ce soit pour les portefeuilles obligataires ou ceux en actions. Cette tendance reflète l’importance décisive de la durabilité pour l’essor ou le déclin des nations et donc de l’économie tout entière. La tendance globale vers une gestion de fortune durable encouragera également les entreprises – en particulier les sociétés cotées – à respecter les principes de bonne gouvernance.

Lire la news sur le site du groupe Sarasin

 

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